jeudi 23 juillet 2026

Messe du Festival d'Avignon - 19 juillet 2026 - Notre-Dame des Doms

 

Messe du festival / Notre-Dame des Doms

19/07/2026

16ème dimanche du temps ordinaire /année A

Matthieu 13, 24-43

Messe pour le père Robert Chave (2018), Bernard-Marie Koltès (1989) et Sarah Kane (1999).

Dans l’Évangile de ce dimanche Jésus propose à notre méditation trois paraboles du Royaume des cieux. La première, celle du bon grain et de l’ivraie, est la plus développée et, à la demande des disciples, Jésus en donne la signification. Dans notre monde et en chacun de nous le bien et le mal cohabitent. L’existence du mal est une objection fréquente faite à l’existence de Dieu, et d’un Dieu bon et tout-puissant. La première lecture du livre de la Sagesse éclaire pour nous la signification de la parabole du bon grain et de l’ivraie :

Ta force est à l’origine de ta justice, et ta domination sur toute chose te permet d’épargner toute chose. […] Toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance. Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain ; à tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion.

Les deux autres paraboles, la graine de moutarde et le levain dans la pâte, nous disent l’importance des humbles commencements. C’est avec les petites choses que Dieu construit son Royaume. Les petites choses sont puissantes et deviennent avec le temps comparables aux grandes. Elles ont en elles la force d’un mystérieux développement, celui de la vie issue du Père créateur. Les trois paraboles du Royaume nous parlent donc de la patience, de la miséricorde de Dieu, et de la grande valeur qu’il accorde aux réalités les plus humbles.

En ce temps de festival ces paraboles du Royaume font écho à ce qu’est le théâtre : un récit qui raconte une histoire, des histoires, une parole incarnée dans le corps et la voix des comédiens et comédiennes. L’art vivant qu’est le théâtre exige beaucoup de patience et de travail de la part des comédiens, des metteurs en scène, ainsi que beaucoup d’inspiration et d’imagination de la part des auteurs de théâtre. L’action théâtrale, toujours unique à chaque représentation, est, elle aussi, comparable à la petite graine de moutarde, à la pincée de levain… Car nous sommes en tant que public ou spectateurs tout sauf passifs. La merveilleuse alchimie du théâtre repose en partie sur cette relation privilégiée entre des comédiens et un public, tout comme dans la liturgie de la messe le célébrant à l’autel et les fidèles dans la nef interagissent et sont appelés à constituer ensemble le Corps du Christ. Le grand prédicateur que fut Bossuet avait compris cette alchimie de la liturgie lorsqu’il disait que « ce sont les auditeurs fidèles qui font les prédicateurs évangéliques ». Une pièce de théâtre réussie sème toujours dans notre cœur la graine de moutarde de l’intériorité, elle dépose le levain de la réflexion et de l’interrogation dans la pâte toujours complexe de notre humanité. L’art théâtral authentique nous humanise et nous fait grandir, il nous appelle à sortir de nos habitudes et de nos préjugés en vue d’une pensée élargie.

Je voudrais conclure cette méditation en citant Bernard-Marie Koltès (1948-1989) dont trois pièces sont données dans le cadre de ce festival d’Avignon : La nuit juste avant les forêts, spectacle créé en Avignon en 1977, Dans la solitude des champs de cotons et Roberto Zucco. Il y a dans la finale de l’unique phrase qui constitue La nuit juste avant les forêts quelque chose qui me fait penser à la parabole du bon grain et de l’ivraie, un désir d’échapper à la solitude, de sortir de « la zone » dans laquelle les puissants nous assignent pour être enfin « chez soi », puis l’espérance que le bon grain de l’humanité ne soit pas étouffé par l’ivraie et que la pluie cesse enfin : Je te regarde, je t’aime, camarade, camarade, moi, j’ai cherché quelqu’un qui soit comme un ange [au milieu de ce bordel], et tu es là, je t’aime, et le reste… et je ne sais toujours pas comment je pourrais le dire… et puis toujours la pluie, la pluie, la pluie, la pluie. Quant au commencement de Dans la solitude des champs de coton il nous parle du désir. Si les festivaliers marchent dans les rues d’Avignon à toute heure du jour et de la nuit, sous le soleil de Provence, n’est-ce pas parce qu’ils sont profondément animés par un désir ? Celui de la rencontre avec des inconnus, celui du partage de la culture, celui de la découverte émerveillée de mille univers offerts par les hommes et les femmes de théâtre, celui de se ressourcer auprès des créateurs du spectacle vivant ? Chacun pourra dans son cœur expliciter ce désir. Car de la même manière qu’un chrétien fidèle doit être animé par le désir de Dieu, le désir de la rencontre avec Jésus, en participant à l’eucharistie, ainsi le festivalier doit être habité par un désir au seuil de chaque théâtre, désir sans lequel il passera à côté du grand don qui lui est fait par ces hommes et femmes de vocation et de passion que sont les comédiens et comédiennes… Le festival d’Avignon est toujours une découverte, une surprise unique qui fait mentir la sentence de l’Ecclésiaste « rien de nouveau sous le soleil » … Sous le soleil d’Avignon tout est toujours nouveau, tout est un éternel commencement, celui propre à la création artistique, commencement qui demande à rencontrer de notre part un désir nouveau.

Écoutons l’ouverture de Dans la solitude des champs de coton :

Si vous marchez dehors, à cette heure et en ce lieu, c’est que vous désirez quelque chose que vous n’avez pas, et cette chose, moi, je peux vous la fournir ; car si je suis à cette place depuis plus longtemps que vous et pour plus longtemps que vous, et que même cette heure qui est celle des rapports sauvages entre les hommes et les animaux ne m’en chasse pas, c’est que j’ai ce qu’il faut pour satisfaire le désir qui passe devant moi, et c’est comme un poids dont il faut que je me débarrasse sur quiconque, homme ou animal, qui passe devant moi.


samedi 18 juillet 2026

LA NUIT JUSTE AVANT LES FORETS (Koltès)

 


 

LA NUIT JUSTE AVANT LES FORETS

Comme un ange au milieu de ce bordel

Festival off d’Avignon – 2026

Théâtre des Corps saints / 19h50

Texte : Bernard-Marie Koltès

Mise en scène : Jean Pétrement

Compagnie Bacchus

"L’une des plus mémorables visions du chef-d’œuvre de Koltès. " Gilles COSTAZ- Journaliste

Description sur le site du festival off :

Mise en scène Jean Pétrement

Avec Léonard Stefanica

Un homme aux marges de la société parle dans la nuit. Il est aux frontières de la ville, du malheur, de la vie parmi les autres êtres humains. Le metteur en scène Jean Pétrement place l’action dans un lieu cassé et trace le débat complexe d’un errant blessé qui va et voit au-delà de ses blessures.

"Puissance physique, gestes précis ! Un spectacle inoubliable, Léonard Stefanica est phénoménal ! " LA PROVENCE Avignon OFF

"La composition de l’acteur Léonard Stefanica, d’une sauvagerie lumineuse, est bouleversante. L’une des plus mémorables visions du chef-d’œuvre de Koltès. " Gilles COSTAZ- Journaliste

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le texte de Koltès (1977), La nuit juste avant les forêts, n’est pas un texte facile à interpréter et à mettre en scène. La compagnie Bacchus relève le défi avec brio dans cette édition 2026 du festival off. Pensez donc : il s’agit d’un long monologue de 63 pages dans Les éditions de Minuit, monologue consistant en une seule et unique phrase ! La création par Yves Ferry de cette œuvre de Koltès eut lieu en Avignon dans le cadre du festival off de 1977 dans l’ancien Hôtel des ventes (place Crillon), avec 3 spectateurs lors de la première pour monter à un maximum de 35… Le titre original de l’œuvre était : La nuit juste avant les forêts du Nicaragua… Mais sur l’affiche du spectacle il n’y avait plus de place pour du Nicaragua et depuis le titre est La nuit juste avant les forêts ! La mise en scène de Jean Pétrement est vraiment excellente pour donner un cadre vital et déterminer des actions dans une œuvre qui est d’abord une unique parole, un besoin oppressant et urgent de parler, de vider son sac dans la nuit urbaine. Elle évoque ces zones plus ou moins abandonnées, délabrées, que l’on trouve dans toutes les grandes villes, zones de squats, rassemblant marginaux et vagabonds. Zones interlopes comme Koltès aimait lui-même à les fréquenter dans ses voyages à New-York et dont on trouve l’écho dans l’une de ses œuvres Quai ouest (1985). D’ailleurs l’unique protagoniste de cette pièce fait allusion à ces différentes zones urbaines : Où aller, pas d’autre solution, et, moi, depuis que je ne travaille pas, toute la série de zones que les salauds ont tracées pour nous… Nous ne connaissons pas le nom de celui qui nous parle dans la nuit et sous une pluie permanente. Il s’agit d’un anonyme vagabond, sans argent ni travail, déambulant au rythme de sa liberté dans les diverses zones de la ville. Un vagabond dont l’étrangeté et le mystère nous enveloppent du début à la fin grâce à la magnifique incarnation qu’en donne Léonard Stefanica. De toute façon on est tous plus ou moins étrangers. Cet être singulier qui allie en lui le vagabond, l’étranger, le SDF, le militant et l’amoureux, à la recherche d’un « chez soi » impossible, chambre d’hôtel ou assis dans l’herbe, n’est pas un ignorant, bien au contraire. Il a une vive conscience des choses politiques. Son idée ? Créer un syndicat à l’échelle internationale afin de s’opposer au petit clan des salauds techniques qui décident. Il dénonce avec force ce pouvoir absolu et technocratique sur nos vies humaines (et nous sommes en 1977 !). Koltès, à travers son personnage, évoque déjà notre impuissance face aux puissants : Qu’est-ce qu’on peut, toi et moi, quand ils tiennent les ministères, les flics, l’armée, les patrons, la rue, les carrefours, le métro, la lumière, le vent, qu’ils peuvent s’ils veulent nous balayer de là-haut ? Comment ne pas penser à ce que la France a vécu avec le mouvement des Gilets jaunes ? Qui sont donc ces puissants qui font la loi ? Le clan des entubeurs, des tringleurs planqués, des vicieux impunis, froids, calculateurs, techniques, le petit clan des salauds techniques qui décident : l’usine et silence…, l’usine et vos gueules ! Le texte de Koltès est indéniablement traversé par une force prophétique. Cet homme qui crie dans la nuit son monologue, son désir de liberté, est seul comme on ne peut pas le dire. La richesse de ce texte réside aussi et particulièrement dans une méditation sur la difficulté des relations humaines, thème cher à Koltès et qu’il développe magnifiquement Dans la solitude des champs de coton. Le vagabond ne fait pas partie de ceux qui, dans notre humanité, ont toujours l’air content : prêts pour être contents, prêts pour s’amuser, prêts pour jouir tout ce qu’ils peuvent, n’importe où n’importe quand, sans penser à rien d’autre qu’à leur petit coup, tous ces cons de Français prêts à jouir leur petit coup dans leur coin et rien derrière la tête qui les en empêcherait… On croirait presque entendre, avec la langue abrupte et rude de Koltès, comme un écho de la critique du divertissement chez Blaise Pascal sur fond de société contemporaine hédoniste après mai 68. Aussi le vagabond solitaire oscille-t-il entre dégoût et amour, misanthropie et besoin de l’autre, entre les cons et le camarade qu’il ne cesse d’invoquer dans son monologue : J’en ai ma claque de tous et j’ai envie de cogner / Je t’aime. En sortant d’une mésaventure dans le métro le vagabond anonyme se met à courir et surgissent alors ces dernières et vibrantes paroles, puis le point final de cette unique tirade après le mot pluie :

Je cherche quelque chose qui soit comme de l’herbe au milieu de ce fouillis […] je te trouve et je te tiens le bras, j’ai tant envie d’une chambre et je suis tout mouillé, mama mama mama, ne dis rien, ne bouge pas, je te regarde, je t’aime, camarade, camarade, moi, j’ai cherché quelqu’un qui soit comme un ange au milieu de ce bordel, et tu es là, je t’aime, et le reste, de la bière, de la bière, et je ne sais toujours pas comment je pourrais le dire, quel fouillis, quel bordel, camarade, et puis toujours la pluie, la pluie, la pluie, la pluie.

La compagnie Bacchus nous offre au théâtre des Corps saints une belle et puissante version de La nuit juste avant les forêts. Le spectateur en restera profondément marqué. Un grand merci à Jean Pétrement pour sa mise en scène ingénieuse et à Léonard Stefanica pour son incarnation inoubliable du vagabond de Koltès.

LA PROCHAINE FOIS QUE TU MORDRAS LA POUSSIERE (Panayotis Pascot)

 



LA PROCHAINE FOIS QUE TU MORDRAS LA POUSSIÈRE

Quand la mort du père ressuscite le fils

Festival off d’Avignon – 2026

Théâtre des Halles / 19h

Texte : d’après Panayotis Pascot

Mise en scène : Paul Pascot

Compagnie Bon-qu’à-ça et Pillow Lava

Paul Pascot adapte et met en scène le roman à succès de son frère, Panayotis Pascot.

Pour la première fois au Festival à Avignon après plus de 100 représentations, en France, en Belgique et en Suisse.

Cette adaptation du roman de Panayotis Pascot fait résonner le face à face, intime et universel, entre un fils et son père. Dans l'attente d'une fin annoncée, au cœur des urgences d'un hôpital hors du temps, le fils revisite leur histoire commune. Il convoque souvenirs, silences, maladresses, pudeurs, éclats d'humour, et démonte avec précision les mécanismes d'une relation empêchée. Une traversée sensible, urgente et poignante, où affleurent les vérités longtemps refoulées.

"Un spectacle bouleversant" - LE MONDE

"Du grand théâtre" - LIBÉRATION

"Paul Pascot adapte avec grâce le livre à succès de son frère" - TÊTU

"Une adaptation poignante. Courez-y". - LE FIGARO

(Description du spectacle sur le site du festival off).

Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer a écrit que sans la mort ni la philosophie ni la religion n’existeraient… Dans le bouleversant spectacle La prochaine fois que tu mordras la poussière, remarquablement interprété par Romeo Mariani dans le rôle du fils, la mort imminente du père (Yann Pradal) provoque un considérable travail d’anamnèse chez le fils. Cette pièce, adaptée par Paul Pascot à partir du roman de son frère Panayotis, nous plonge dans la psyché d’un jeune homme aux prises avec un passé difficile. Trois thèmes principaux constituent les fils entremêlés de ce travail de mémoire : la relation fils-père, la découverte de son identité sexuelle et la dépression. De ces trois fils, c’est le premier qui domine l’adaptation et la mise en scène de Paul Pascot sans pour autant passer sous silence les deux autres. Tout commence dans la salle d’attente des urgences d’un hôpital sous le signe de l’attente du diagnostic… qui sera celui de la mort imminente du père. Dès son plus jeune âge le fils avait déjà peur de la mort de ses parents la nuit. Chaque nuit il se levait pour bien vérifier qu’ils respiraient encore… Entre cette peur de la mort dans l’enfance du fils et l’annonce de la mort réelle dans le présent de sa jeune existence, celui-ci déroule sous nos yeux, à la manière d’une confession poignante, la mosaïque de sa relation insatisfaisante, tourmentée, avec son père, dans une succession de petits tableaux de vie où tout n’est pas noir. Quelques rares moments de grâce affleurent à la surface d’une relation fondamentalement ratée dans laquelle les sentiments sont comme prisonniers d’un blocage à la fois chez le père et chez le fils. C’est ce blocage relationnel, source de grandes souffrances, que Romeo interprète brillamment et avec grande sensibilité, nous entrainant avec lui dans son introspection et dans ses multiples questionnements. La charge psychologique qui pèse sur les épaules de ce jeune homme est d’autant plus lourde qu’il doit peu à peu assumer la découverte de son homosexualité alors que la relation d’amour entre père et fils peine à s’incarner dans les mots et les attitudes correspondantes. Le passage du spectacle sur la dépression, dans laquelle le fils finit par sombrer, est particulièrement saisissant. A quoi bon faire son lit le matin puisqu’il faudra le défaire et le refaire ? etc. Le mécanisme implacable de la dépression s’impose à nous dans une précision chirurgicale jusqu’au point extrême… Comment assumer la répétition quotidienne des activités, des gestes dont notre vie humaine est faite ? Ce gris de la monotonie qui peut donner des idées noires. La dépression est terrible en ce qu’elle brise le dynamisme de la vie humaine, asséchant l’énergie en nous qui nous permet de recommencer chaque jour les mêmes actes sans désespérer de l’humaine condition. Le commencement du livre de l’Ecclésiaste, un livre de sagesse dans l’Ancien Testament, pose lui-aussi la question fondamentale : A quoi bon ?

Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ? Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera. Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler. Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre. Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil. Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » – Non, cela existait déjà dans les siècles passés. Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; de même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux. (Chapitre I)

Si le thème de La prochaine fois que tu mordras la poussière est lourd de toute la souffrance psychologique accumulée par le fils (mais aussi par le père), l’interprétation de Romeo ne tombe ni dans le pathos ni dans la mélancolie. Elle est au contraire légère et presque joyeuse à certains moments. Alors que son père va mourir Romeo, lui, est bien vivant, ayant traversé l’épreuve de la dépression. Son anamnèse n’a donc rien de déprimant. Nous ne sommes pas dans le registre de la désespérance. Son travail de mémoire, nous le percevons, est source pour lui de libération puisque ses sentiments sortent enfin. L’introspection déclenchée par la mort de son père guérit le fils.

L’un de mes coups de cœur de cette édition 2026 du festival off.